La première partie du Travel Trend Report l'avait déjà montré : en 2026, les Suisses voyageront de manière plus réfléchie, à un rythme plus lent et avec un besoin accru de sécurité et de conseils personnalisés. La deuxième partie du rapport examine désormais plus en détail comment ce besoin de ralentissement se traduit concrètement dans l'organisation des vacances.
La détente reste la principale motivation de voyage
Pour 54 % des Suisses interrogés, la détente et la déconnexion sont au cœur de la planification de leurs voyages. Parallèlement, le bien-être mental et physique (respectivement 35 % et 24 %) gagnent en importance. Les expériences en pleine nature jouent également un rôle central : 30 % des personnes interrogées les citent comme facteur motivant dans la planification de leurs voyages.
Le désir de voyager de manière plus consciente se manifeste très clairement : près de 60 % des Suisses interrogés souhaitent des voyages moins trépidants, leur laissant davantage de temps pour vivre des expériences intenses. Près d’autant de personnes déclarent vouloir délibérément ralentir le rythme pendant leurs vacances. Dans le secteur du voyage, on parle de « slow travel » pour désigner ce type de voyage. Le slow travel, c’est la lenteur, la pleine conscience et une véritable compréhension des lieux que l’on visite.
Les vacances sportives deviennent plus détendues et plus variées
Le sport reste également un élément important de nombreuses vacances, mais l'accent n'est plus le même. Au lieu de la pression de la performance, ce sont l'équilibre, le bien-être et la diversité des activités qui priment.
Les voyages dits « multi-activités » sont particulièrement prisés par les voyageurs suisses : 47 % des personnes interrogées s’intéressent à des vacances combinant différentes formes d’activité physique, telles que la randonnée, le yoga, le vélo ou les sports nautiques. 34 % pourraient envisager des séjours axés sur le fitness, le yoga ou le bien-être. Kuoni Sports reflète cette approche à travers des voyages en groupe axés sur le sport et les activités, adaptés à différentes étapes de la vie et à différents niveaux de forme physique. Depuis le début de l’année, Kuoni Sports enregistre une augmentation de 52 % du nombre de clients par rapport à l’année précédente, ce qui souligne encore davantage la tendance à la hausse de la demande pour ce type de voyages.
La nature devient un espace de détente essentiel
Le rapport montre en outre que les séjours dans la nature s'imposent de plus en plus comme le fondement des voyages de détente modernes. Pour de nombreux voyageurs, ce ne sont plus seulement les offres de bien-être classiques qui jouent aujourd'hui un rôle central, mais plutôt les destinations offrant calme, nature impressionnante, air pur et possibilités de détente grâce à diverses activités en pleine nature.
56 % des personnes interrogées en Suisse opteraient plutôt pour des séjours dans la nature (voir graphique 2). Parallèlement, 36 % citent la situation géographique, comme la proximité de la nature ou la qualité de l'air, comme facteur déterminant pour des vacances axées sur la santé.
Conclusion pour le marché suisse
La deuxième partie du Travel Trend Report confirme une conclusion majeure tirée de la première édition : les voyageurs suisses souhaitent se détendre pendant leurs vacances, découvrir de nouveaux endroits et prendre soin de leur bien-être. Les vacances dans la nature, le « slow travel » et la détente occupent ici une place centrale.
Pour le secteur du voyage, cela signifie que le bien-être mental et la décélération deviendront à l'avenir des piliers essentiels.
Vous trouverez le rapport complet sur les tendances européennes en matière de voyages du DERTOUR Group ici.
Langue : anglais.
Vous trouverez la première partie du rapport sur les tendances du voyage en Europe ici.
Méthodologie
Le rapport sur les tendances du voyage en Europe est basé sur une enquête en ligne menée auprès de 8000 personnes dans 13 pays européens, ainsi que sur des analyses des réservations du DERTOUR Group sur 16 marchés. Pour la Suisse, 500 personnes ont été interrogées de manière représentative en fonction de leur âge et de leur sexe.